Iser SOLOMON

 

 

 

Iser SOLOMON             

 

 

Biographie

 


Né le 14 août 1880 à Bucarest (Roumanie)
Docteur en médecine de la faculté de Médecine de Paris.
Licencié-es-sciences physiques de la faculté des Sciences de Paris.
Ancien externe des hôpitaux de Paris.
Radiologiste des hôpitaux en 1918.
Radiologiste de l’hôpital Saint-Antoine (1916 à 1939). 
Président du comité exécutif de la commission internationale des mesures et protection en radiologie des hôpitaux et hospices civils de Paris.
Directeur du laboratoire d’étalonnage des ionomètres, appareils de mesure et substances radioactives de l’hôpital Saint-Antoine.
Membre de la Société française de radiologie et d’électrologie
Membre du comité de rédaction du journal de radiologie et d’électrologie
Membre de la Société Française de la radiothérapie
Membre de la Société Belge de Radiologie,
Membre de la Société Royale de radiologie (Italie)
Membre d’honneur de la Société de radiologie d’Autriche
Membre correspondant de l’Académie nationale de Colombie,
Membre de la Société Française pour la lutte contre le cancer
Membre de la Société Française d’Hématologie,
Membre de la Société Française de Physique
Inventeur du « Ionomètre Solomon ».
Conseiller municipal d’Hénonville.
Président d’honneur des Anciens Combattants d’Hénonville

Prix Infroït de l’Académie de Médecine
Chevalier de la Légion d’Honneur,
Médaille de bronze décernée par la Fondation Carnégie aux Héros Civils de la Science

 

1898 – Iser Solomon Arrive en France. 

1907 – Le 3 janvier Il se marie avec Alice Habib née à Constantinople le 12 Février1883.

 

Ils auront 3 enfants : Jacques, Arlette et André.

 

La même année Iser Solomon devient aide major de II° classe.


1909 - Il est naturalisé, l’année de sa thèse de médecine sur l’Ectopie Testiculaire.


1914 – Il est mobilisé en août au camp de Châlon-sur-Marne puis à l’hôpital d’évacuation n° 6 à Verdun.


1915- Il est médecin de l’ambulance n° 65 dans la Meuse, aux Eparges, etc ;

 

FIN 1915 et début 1916 - Iser Solomon devient chef de l’ambulance radiologique des Vosges.


1916 – Il est rappelé par le Gouvernement militaire de Paris pour aider le Professeur Antoine Béclère à l’hôpital Saint-Antoine et aux Quinze-Vingt à Paris. Antoine Béclère lui confie la responsabilité du laboratoire privé de radiologie.


1917 – Il est nommé directeur du service général de radiologie de ce même hôpital par l’Assistance Publique où il restera mobilisé jusqu’à la fin de la guerre. Ce service, il le dirigera de mains de maître durant toute sa carrière. De l’ample rez-de-chaussée et du sous-sol d’un bâtiment neuf il réussira par de persévérants efforts à faire un des services de traitement les plus beaux, les mieux équipés et les plus actifs de Paris. De nombreux malades seront traités. Sans trêve il poursuivra ses recherches dont témoignent plus de 70 publications scientifiques.
Il fait des recherches sur l’étude des mesures du rayonnement.
Au prix d’un long et patient travail, Iser Solomon réussira à substituer un instrument de mesure simple et robuste à la fois scientifique et pratique qui permettra aux médecins radiothérapeutes non seulement de connaître avec précision les doses employées mais de comparer les résultats obtenus avec ceux de leurs collègues de tous pays.

   

                                                 

 


C’est ainsi qu’au-delà de l’Atlantique, « l’ionomètre Solomon », l’unité de dosage Solomon rendront son nom célèbre dans le milieu médical.

Iser Solomon, grâce à sa longue expérience personnelle et l’étude attentive des travaux publiés en dehors de notre pays lui permirent, du fait de sa grande connaissance des langues étrangères, d’écrire en 1926 un manuel et « le précis de radiothérapie profonde » qui répondent à un besoin urgent. Le succès de ce précis fut tel qu’une seconde édition, enrichie de tous les progrès les plus récents, fut éditée.
Il y travaille longtemps durant sa longue maladie malgré les opérations et les souffrances qu’il endure. A la veille de sa mort, il écrit les dernières lignes de ce Précis.
Iser Solomon fut Président de la Commission Internationale des mesures en radiologie et fut appelé à faire partie du Comité de Direction du « journal de radiologie et d’électrologie ». Il fut un savant dans la plus haute acception du terme et n’a jamais cherché ni honneurs ni récompenses.

 


    Sa compagne l’a soutenu dans son travail et dans ses efforts. Alice Habib-Solomon disparaîtra dans le convoi n° 53 en direction de Sobibor le 25 Mars 1943 et sera gazée à son arrivée.


   Jacques, Leur fils digne héritier de ses qualités scientifiques est devenu physicien chargé de cours au collège de France à 30 ans et a été accueilli au sein de la famille du Professeur Paul Langevin en épousant sa fille Hélène Langevin .

En partant de la gauche, Jacques Solomon, Paul Langevin, 
Hélène Langevin st derrière

Jacques Solomon, organisateur de la Résistance Universitaire, fut arrêté, torturé et fusillé au Mont-Valérien par les allemands le 23 mai 1942. Il avait 34 ans. Sa femme Hélène Langevin fut déportée à Auschwitz.


Arlette Solomon devint médecin gynécologue. Elle épousa un médecin généraliste devenu maire de Biot (Alpes-Maritimes) Henri Carpentier.


André le plus jeune fils de Iser et Alice suivit leurs traces également en devenant médecin. Il fut radié de l’ordre des médecins à la suite des lois anti-juives. Il quitta la France pour s’engager dans les FFL (Forces Françaises Libres) au Liban et en Syrie. Puis il repris ses études à l’âge de 50 ans et devint médecin radiologue.


LA FAMILLE SOLOMON A HENONVILLE
 

La famille Solomon achète la maison du 1 rue Bamberger à Hénonville en 1923.Ils s’en sépareront dans les années 1960.

Iser et Alice appelleront leur maison villa « les Rayons ».


  Iser fumant sa cigarette assis sur leperron arrière de la maison

 

 

Arlette pose sur le perron avant de la maison        

 

Le docteur Iser Solomon fut élu conseiller municipal d’Hénonville lors de la séance du conseil du 18 mai 1935. Il avait accepté la charge de l’école et de la santé. Il fut présent à beaucoup de réunions du conseil municipal jusqu’en 1939 année de son décès.


Il fut également Président d’Honneur des Anciens Combattants d’Hénonville.


Iser Solomon décède à Paris le 13 janvier 1939. Le Professeur Antoine Béclère, le Docteur Georges Bourguignon représentant l’Association Syndicale des Electro-Radiologistes des hôpitaux, le Docteur Cottenot au nom de la Société d’Electro-Radiologie médicale de France, le Docteur J. Belot au nom du Comité du Journal de Radiologie et d’Electrologie, lui rendront un vibrant hommage dans leurs allocutions lors des funérailles de ce grand savant.


Dans un courrier du 27 août 2015 la fille d’André Solomon, nous a adressé cette émouvante lettre :


«  Madame, Ma nièce m'ayant fait par de votre intérêt pour notre famille, qui a eu par le passé un lien très fort avec Hénonville, vous m'en voyez très touchée. Je me permets de vous apporter quelques éléments qui peut-être pourront vous aider dans votre démarche. Hénonville depuis 1923, date de l'acquisition par mon grand-père de la propriété jusque dans les années 50, où mes parents s'en sont séparés, a fait partie intégrante de la vie de notre famille. Souvenirs émotionnels pleinement liés à l'histoire familiale, c'était une maison, un village où toutes générations confondues, cousins, cousines y ont laissé leurs rêves d'enfants. Hélas, étant née après la guerre, je n'ai connu qu'une maison endommagée, elle fut entièrement pillée, puis l'occupant allemand ayant, pour sa part, brûlé tous les livres de la bibliothèque, y compris les albums de photos qui s'y trouvaient. Mon grand-père qui était un éminent radiologue (chef du service de radiologie de l'hôpital Saint Antoine, premier assistant puis successeur d'Antoine Béclère), n'avait pas oublié qu'il avait vécu misérablement durant ses études de médecine, aussi je crois savoir qu'il faisait partie du conseil municipal d'Hénonville et s'était impliqué tout particulièrement dans l'école. Malheureusement, en quelques années tout a basculé, mon grand-père est mort en 1939 à 59 ans, la protection contre les rayons X était inexistante, il en fut victime. La guerre est arrivée, mon oncle Jacques, brillant physicien (chargé de cours au collège de France, à 30 ans à peine) résistant, fut arrêté, fusillé au Mont Valérien en 1942, sa femme (la fille du professeur Langevin) fut déportée à Auschwitz. Ma grand-mère put voir son fils une dernière fois, il avait été affreusement torturé, avant qu'il ne soit fusillé. Ma grand-mère fut arrêtée en Mars 1943, déportée à Sobibor, elle fut conduite à la chambre à gaz dès son arrivée. Mon père, André, médecin, fut interdit d'exercer selon les lois anti-juives en vigueur, il s'engagea dans les Forces Françaises Libres. Ma tante, Arlette eut la chance d'échapper au massacre. Après la guerre, nous sommes revenus à Hénonville, nous, petits enfants avons passionnément aimé cet endroit, mais pour mon père je pense que c'était parfois très dur de songer à cet "écroulement". 
Pour m'en souvenir, j'ai ici, dans ma maison de Bretagne, des huiles d'Hénonville peintes par mon père, des aquarelles réalisées par l'instituteur d'Hénonville d'alors, des dessins d'amis qui y ont séjourné. Par hasard, l'an passé je suis allée sur le site d'Hénonville, j'y ai vu que la maison était en vente, il y avait des photos, la propriété avait été morcelée, en place du potager une maison, sur la pelouse devant la maison une piscine, les grands arbres avaient disparu. La maison qui datait de 1830, avait perdu tout son charme, à l'intérieur le marbre avait remplacé les parquets, les cheminées de marbre étaient devenues d'incongrues cheminées de pierres taillées .... Je pense que ma soeur et mon frère qui sont actuellement en vacances, vous diraient à peu près la même chose, nous avons toujours regretté que nos parents se séparent d'Hénonville, mais le passé y était lourd parfois et ils ont voulu je crois tourner la page. Mais combien de fois n'ai-je entendu dans la famille, les cousins, les oncles, les tantes dire avec un regard chargé d'émotion "tu te souviens d'Hénonville ?" Voilà ce que je peux vous livrer, je ne sais si cela vous intéressera, mais cela m'a procuré un grand plaisir que d'essayer de vous transmettre ce que représentait pour nous Hénonville. Je vous prie de croire, madame, à mes sentiments les meilleurs. 
Catherine Duvergey-Solomon»


Le 26 Avril 1946 – la municipalité d’Hénonville donne le nom de rue Iser Solomon (ancienne rue de la gare)


Le 18 septembre 2016 les Amis du Château d’Hénonville posent une plaque commémorative sur la maison de la famille Solomon en présence de la famille.

 



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